Bangarsspeech night compressed

Rytlock, Bangar et Crecia : analyse

Avec l’annonce de la saga de l’épopée du givre, un charr a été mis en avant dans une cinématique. Découvrons ensemble la biographie de l'imperator Bangar Porteruine, son lien avec le tribun Rytlock Brimstone et sa seconde, Crecia Pierreluisante.

Dans la cinématique dévoilée, nous découvrons un débat entre Bangar et Rytlock dans les hauts quartiers de la Citadelle noire. Rapidement cette discussion tourne au vinaigre et pendant tout ce temps, il est possible d'observer un troisième figurant présent dans la pièce. On suppose que cette femelle charr est nul autre que Crecia Pierreluisante, la commandante en second. Nous avons traduit pour vous ce dialogue.

(NDLT : Le nom 'Pierreluisante' est une traduction non-officielle. Le nom français de ce personnage n'est pas encore connu. Son nom anglais est 'Stoneglow'.)

 

R : “Je suis ici désormais.”
B : “Personne ne désire ta présence ici, petit !”
R : “Tu es celui qui m’a sommé de venir ici !”
B : “Sentimentalisme… L’espace d’un instant, j’ai oublié ce que tu es réellement…”
R : “Votre tribun !”
B  : “Ma déception ! Heureusement que ta progéniture m’a comme père !”
[Bataille]
B : “Regardez donc qui montre finalement ses crocs…”

Biographie de Bangar Porteruine

Le lien qui relie Rytlock et Bangar remonte à fort longtemps. Après être devenu l'Imperator de la Légion sanglante, Bangar Porteruine a acquis une féroce réputation de leader sévère et enclin à la rage que peu osent mettre en doute. Il ne faisait pas confiance à la Légion des Cendres et préférait envoyer ses propres soldats dans des missions d'opérations secrètes, plutôt que de compter sur les meilleurs talents de l'autre légion.

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Dans le passé, Bangar a ordonné aux membres de la Légion de Stone, Crecia Pierreluisante et Rytlock Brimstone, d’infiltrer la Légion de Flammes et de la saboter de l’intérieur. Selon lui, une femelle charr comme Crecia était parfaite pour cette mission ; la Légion de la Flamme minimisant les femelles, ne la soupçonnerait pas d'être un espion pour la Légion sanglante. 

Lorsque Rytlock finit par revenir seul de la garnison ennemie, Bangar fût initialement furieux contre lui pour avoir dissimulé sa couverture et désobéi aux ordres jusqu'à ce qu'il apprenne que Rytlock avait volé Sohothin, une épée magique récupérée autrefois brandie par le prince Rurik et qui était destinée à l’Imperator Gaheron Feu-De-Bael, de la Légion de Flammes. 

Bangar apprendra plus tard que Crecia avait poignardé Rytlock à la jambe après le vol de l’épée et avait sonné l'alarme dans la garnison pour que Légion de la flamme le poursuive afin de se protéger des soupçons et de pouvoir continuer à mener à bien sa mission pour son Impérator.

Décidant d'utiliser Sohothin comme outil de propagande contre la Légion de la Flamme, Bangar envoya Rytlock et la bande de la Légion de Stone sur les lignes de front. Bien que Rytlock ait d'abord utilisé l'épée avec diligence, sa renommée en tant que tueur légendaire de la Légion de la Flamme et propriétaire de Sohothin l'enhardit peu à peu et le força à ignorer les ordres de ses supérieurs.

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Bangar convoqua alors Rytlock à la Citadelle de sang où il exprima son mécontentement et son intention d'envisager l'exécution du guerrier téméraire pour ses actes de défi et de désobéissance. Il a également précisé qu'il n'aimait pas que Rytlock se croit meilleur que l'Imperator lui-même.

Au lieu d'exécuter le guerrier ou d’en faire un Gladium en guise de punition, Bangar promu Rytlock comme messager de la Légion sanglante et l'envoya faire "un tour des légions" afin que la présence du guerrier "motive" les autres Hautes Légions. Bangar a promu Crecia à son poste de commandant en second quelque temps après son retour dans la Citadelle sanglante après une mission secrète réussie.

Après avoir quitté Les Héritiers du Destin à la suite de la bataille désastreuse contre le dragon ancestral Kralkatorrik en 1320 AE, Rytlock a été accusé d'être un traître pour collaborer avec les humains tels que Logan Thackeray et a été rétrogradé comme ferrailleur. Bangar, fidèle à lui-même n’a rien fait pour empêcher la rétrogradation de Rytlock. Cependant, Rytlock gravit rapidement les échelons en tuant tout supérieur qui l'insultait et en prenant sa position jusqu'à ce qu'il atteigne le rang de Tribun. En conséquence, Bangar décida de l’affecter sur le territoire de la Légion de Fer à Ascalon en tant que représentant de la Légion sanglante pour rejoindre une autre tribune, Fierhan Esparvent.

La haine de Bangar vis-à-vis de l'humanité est restée. Même après que Dougal Keane ait réussi avec succès la mission secrète pour récupérer la Griffe du Khan-Ur et qu’au nom du général Almorra Garde-âme de la Légion de Fer et l’Imperator de la Légion des Cendres, Malice Ombrépée des négociations ont conduit à un cessez-le feu entre les charrs et les humains de 1324 AE. En dépit de ses opinions, cependant, l'Imperator de la Légion sanglante ne s'opposa pas ouvertement aux deux autres légions et les rejoignit finalement pour signer l'accord de cessez-le-feu mettant fin au long siège des Charrs sur la Forteresse de Noirfaucon et la signature du traité de Noirfaucon.

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Biographie de Crecia Pierreluisante

Crecia Pierreluisante, surnommée Cre, est un membre de la Légion de Stone et a actuellement le grade de commandant en second auprès de Bangar Porteruine au sein de la Légion sanglante. Elle excelle dans les opérations secrètes et se consacre à son devoir, utilisant sa ruse à son avantage.

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Dans le passé, Crecia Pierreluisante et Rytlock Brimstone infiltraient la Légion de la Flamme pour la saboter de l'intérieur, sur ordre de l'Impérator Bangar Porteruine. Utilisant sa féminité à son avantage, Crecia a réussi à empoisonner de la nourriture, voler des plans et échanger des ordres sous le nez de la Légion de la Flamme qui ne s'attendait pas à ce qu'une femelle soit une espionne pour la Légion sanglante.

Au cours de leur mission, Crecia et Rytlock ont découvert que la garnison dans laquelle ils se trouvaient, recélait l'épée perdue du Prince Rurik, Sohothin, que des agents de la Légion de la Flamme avaient retrouvé dans les Îles de feu. Ils avaient l'intention de la donner à l'Imperator Gaheron Feu-De-Bael. Crecia s'était opposé au plan de Rytlock de voler l'épée, car cela compromettrait leur mission et les mettrait en danger. Malgré ces avertissement, Rytlock tua les gardes protégeant l'épée, vola cette dernière et supplia Crecia de partir avec lui. Désireuse de protéger sa couverture, Crecia poignarda Rytlock à la jambe et sonna l'alarme.

Crecia resta sous couverture au sein de la Légion de la Flamme après le départ de Rytlock. Elle réussi à prévenir Bangar Porteruine de ce qu'il s'était passé dans la garnison et qu'elle avait agi par necéssité afin de ne pas être découverte et de ne pas faire échouer sa mission. Rentrant victorieuse de sa mission, elle fut promue par Bangar au poste de commandant en second.

Après tout ce temps, Rytlock pense toujours à sa soeur d'arme avec tendresse.

Le récit de Rytlock

Dans le requiem de Rytlock pendant l'épisode "Quitte ou double", il replonge dans son passé et raconte l'assaut de la garnison de la Légion de la Flamme, se remémorant de Porteruine et Pierreluisante. Et comment il est devenu Tribun au service de Bangar Poerteruine.

Quitte ou double - Requiem-Impressions de Rytlock.jpg

 

Cliquez ici pour dérouler le récit.

(...)

Infiltrer la Légion de la Flamme et saboter l'opération de Gaheron Feu-de-Bael de l'intérieur. J'avais toujours pensé que c'était une mission pour la Légion des Cendres. En principe, cela impliquait d'envoyer un représentant à la Citadelle noire afin de mettre sur pied une opération conjointe, mais l'Imperator Porteruine ne faisait pas confiance à la Légion, à l'époque. Cela n'avait pas changé. 

Il ne faisait d'ailleurs confiance à personne.

C'est pourquoi il ne nous envoya que tous les deux, Crecia et moi. Elle me faisait penser à une lame en porcelaine canthienne : la perfection incarnée, capable de tailler n'importe qui en pièces. 

D'après Porteruine, Cre convenait parfaitement à cette mission. Ce qu'il voulait dire, c'est qu'il s'agissait d'une femelle. Feu-de-Bael ne s'y attendrait pas. Il ne la soupçonnerait jamais d'être une guerrière de la Légion Sanglante déguisée.
Et l'Imperator avait raison. Bon sang, pensai-je, il a toujours raison. S'infiltrer dans la garnison ne nous posa aucun problème. Il en aurait peut-être été de même pour notre mission, si je n'avais pas passé la plupart du temps à tenter d'éviter de tuer quiconque croisait mon chemin. Ça, c'était difficile.

Crecia se débrouillait mieux que moi. Elle empoisonnait la nourriture, volait des plans, échangeait des lettres d'ordres... La Légion de la Flamme ne remarqua rien. C'est alors qu'une nouvelle nous parvint. Une rumeur incroyable circulait parmi les rangs : 

La Légion de la Flamme avait mis la main sur quelque chose et allait l'apporter à notre garnison. Un objet exceptionnel.

Ils avaient trouvé Sohothin.

Je tentai d'en savoir plus, mais fouiner et rassembler des informations, ce n'était pas vraiment mon fort. Voilà ce que nous finîmes par découvrir : la Légion de la Flamme avait envoyé des troupes dans l'Archipel des Îles de Feu à la recherche d'une relique ancienne qui avait appartenu à Rurik, un prince humain. On racontait que c'était leur dieu de la guerre, Balthazar, qui la lui avait offerte.

Lorsque nous apprîmes que l'épée devait quitter notre garnison pour la Montée de Flambecœur, où elle serait livrée à l'Imperator Feu-de-Bael en personne...

Je sus qu'il nous fallait intervenir.

Bien sûr, il m'était impossible de la subtiliser. Je devais faire part de mon plan à ma camarade de la troupe. Le problème, c'était que Cre prenait son infiltration tellement à cœur qu'elle semblait avoir oublié nos liens.

Lorsque je lui expliquai ce que je comptais faire, elle me dit que j'allais me faire tuer et que je la mettrais sûrement en danger elle aussi. Si je me faisais attraper, il ne leur faudrait pas longtemps pour comprendre à quel imperator nous rendions des comptes. 

Mais j'étais jeune. Je me refusais à laisser Feu-de-Bael s'emparer de Sohothin, et je ne pensais qu'à...

Bref, j'étais jeune. Ou plutôt, nous l'étions.

Aussi fis-je ce qui, selon moi, était nécessaire. Je tuai les gardes qui protégeaient l'épée et m'en saisis, puis suppliai Crecia de m'accompagner. Peut-être l'envisagea-t-elle. Je ne le saurai jamais, car au lieu de me suivre, elle me planta un couteau d'office dans la jambe pour me ralentir et sonna l'alarme. Plus tard, elle expliqua à Porteruine qu'elle voulait « avoir l'air crédible » auprès de nos cibles.

En tout cas, même si cela eut l'effet escompté, j'eus beaucoup de mal à apprécier la manœuvre. Crecia resta infiltrée des années après ma fuite.

Il m'arrive encore de penser à elle, à ses traits fins et à sa silhouette élancée. La cicatrice qui orne ma jambe me rappelle ce que j'ai fait, et me pousse à me demander si Cre comptait parmi ces « pertes acceptables » dont les professeurs du Fahrar aimaient tant nous parler.

Mais au bout du compte, Sohothin était à moi.

C'était tout ce qui m'importait.

L'Imperator Porteruine ne fut pas très content d'apprendre que j'avais révélé mon identité, mais quand il comprit que j'avais volé l'arme secrète de Feu-de-Bael, son humeur s'en trouva considérablement améliorée.

Maintenant que j'étais de retour au sein de la troupe de Stone, Porteruine décida de nous mettre en première ligne lors de la prochaine grande attaque. Sohothin et moi serions tout devant. 

Il tenait à ce que la Légion de la Flamme voit son précieux artefact aux mains de l'ennemi.

À ce qu'elle voit ses propres éléments anéantis par sa puissance.

Il voulait la voir craindre le feu.

Et elle fut terrifiée : bataille après bataille, Sohothin fendait les lignes ennemies. J'avais beau tomber sous leurs flèches, leurs lames et leurs sorts... Je me relevais systématiquement.

Ma légende grandissait, et avec elle ma puissance... ainsi que la méfiance de la troupe à mon égard.

Mais peu m'importait. J'avais Sohothin, et rien ne pouvait m'arrêter.

Je remportais bataille après bataille en mettant feu à ces fanatiques de la Légion de la Flamme aussi facilement qu'à du petit bois. Rytlock Brimstone était le Charr le plus craint du champ de bataille.

Mes supérieurs tentèrent bien de me contrôler, de me faire tomber, mais avec Sohothin en ma possession ? Personne n'y parviendrait plus jamais.

Ils étaient loin d'être ravis de la situation.

« Je devrais vous faire exécuter, vous le savez ? »

La façon dont les yeux et les dents de Porteruine brillaient dans cette pièce mal éclairée de la Citadelle Sanglante me marqua à jamais. Il prétendait que je ne suivais pas les ordres, que je mettais mes camarades charrs en danger. Que je me croyais meilleur que lui.

Je lui répondis que je réfléchissais aux ordres que l'on me donnait.

« Sur le champ de bataille ? ricana-t-il. Ce n'est pas le meilleur endroit pour gamberger. »

Parmi toutes les réponses possibles, je commis alors l'erreur de choisir celle-ci : « Seulement en cas de défaite, répliquai-je. Ce qui ne m'est pas encore arrivé. »

Porteruine se leva de son trône, et j'essayai de me faire plus grand. Plus digne.

« Si, en ce moment même. »

Je serrai les dents. Je savais ce qui allait se passer. Du moins, c'est ce que je croyais.

« Vous ne deviendrez pas gladium, dit Porteruine. Au lieu de cela, vous êtes promu. »

Perplexe, je lui affirmai pourtant que c'était un honneur. Une erreur de plus.

L'Imperator me tendit alors un lourd parchemin plié et scellé à la cire. « Vous allez rendre visite à chacune des légions, reprit-il. Peut-être votre présence saura-t-elle les... motiver afin qu'elles remportent d'aussi belles victoires que celles que vous nous avez offertes. »

Par pitié, faites-moi plutôt exécuter. Les autres légions ? Elles ne se battaient pas comme la Sanglante. Celle de Fer se recroquevillait derrière ses machines. Celle des Cendres se cachait dans les ténèbres. Mais il était inutile de tenter de le raisonner. Me savoir malheureux réjouissait Porteruine encore plus que de remporter des batailles.

Toutes mes victoires, tout le sang que j'avais versé au nom de ma légion... À cet instant, cela ne signifiait plus rien.

Je n'aurais jamais pensé me sentir aussi impuissant à nouveau.

(...)

Dans la suite du récit du Requiem de Rytlock, on découvre que Rytlock a une progéniture qu'il avait envoyé au Fahrar, comme la tradition le veux. Alors que la fin est proche et qu'Aurène a mortellement été touché par Kralkatorrik, Rytlock se morfond sur le fait de ne pas savoir comment vont ses petits et de ce qu'ils penseraient de lui, alors qu'il venait d'échouer une seconde fois contre le dragon ancestral Kralkatorrik.

Cliquez ici pour dérouler le récit.

(...)

Mais il y avait d'autres personnes auxquelles je pensais, tout au fond de moi :

Mes petits que je ne voyais jamais.

Je les avais envoyés au Fahrar des années auparavant. C'est ainsi que les Charrs fonctionnaient.

Je n'étais pas censé faire partie de leur vie, mais cela ne m'avait jamais paru... normal. Mes parents m'avaient laissé batailler. Le seul moyen pour un avorton de survivre au Fahrar était de se battre de toutes ses forces.
Néanmoins... Je prenais de leurs nouvelles de temps en temps, afin de savoir comment ils s'en sortaient et de m'assurer qu'ils ne s'attiraient pas d'ennuis – ou qu'on ne leur en créait pas.

Je ne les reverrais plus jamais. Ils observeraient le ciel tandis que les Brumes disparaîtraient et que le monde s'éteindrait. Leur troupe serait-elle là pour les aider ? Certains étaient encore trop jeunes et n'avaient même pas quitté le Fahrar. Ils allaient mourir sans jamais connaître la camaraderie qui unissait les guerriers.

Ou les membres d'une même famille.

Et mon aîné. Mon premier né. Se donnerait-il ne serait-ce que la peine de penser à moi tandis que le monde toucherait à sa fin ?

Alors je ne pus retenir mes larmes. Enfin.

Enfin je compris pourquoi Caithe pleurait. Pourquoi le Commandant pleurait. Pour eux, Aurene n'était pas qu'un simple dragon. 

C'était leur fille.

(...)

Rédaction : Myalesca
Rédaction "Requiem de Rytlock" : Alex Kaine de l'équipe narrative d'ArenaNet.
Images et illustrations : ArenaNet et leur auteur respectif.
Correction : Reegar, waldolf, Mannou

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